Rapport sur l'homophobie 2018 : les LGBTphobies progressent encore ~ Gaypride

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Rapport sur l’homophobie 2018 : les LGBTphobies progressent encore

 

A l’occasion du 17 mai, journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT), SOS homophobie publie son 21ème rapport annuel. Ce document en lumière une situation très préoccupante, qui peut se résumer en trois chiffres :

  • une hausse de 4,8% des cas de LGBTphobies signalés au travers de 1 650 témoignages reçus ;
  • une augmentation de 15% des agression physique LGBTphobes, ce qui représente une agression tous les 3 jours en France en 2017 ;
  • une progression de 38% des cas de LGBTphobies en milieu scolaire.

Dans un communiqué présentant les résultats de leurs observations, les auteurs de l’étude avancent plusieurs explications. D’abord, selon eux, les personnes LGBT se cachent beaucoup moins, s’affirment et témoignent donc plus facilement. Ensuite, ils estiment que « dans le contexte électoral de 2017, les discours publics LGBTphobes nourris par des organisations conservatrices et leurs relais ont légitimé l’homophobie et la transphobie et favorisé le passage à l’acte ». Enfin, et comme les années précédentes, les portes-parole de l’association pointent du doigt Internet : « propos injurieux, diffamatoires ou appelant à la haine ont notamment proliféré sur les réseaux sociaux ».

Plus que jamais, les militants de SOS homophobie vont continuer leur travail quotidien de soutien aux victimes et de prévention. A l’occasion de cette journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, ils annoncent la mise en place dans les jours prochains un outil pour lutter contre les nombreux propos LGBTphobes.

Enfin, tous se mobiliseront dans les semaines qui viennent autour de la PMA. Le Comité Consultatif National d’Ethique publiera en juin la synthèse des débats menés en prévision de la révision des lois de bioéthique et de la présentation au Parlement d’une loi ouvrant la PMA. SOS homophobie y est favorable et souhaite que les débats se déroulent dans un climat apaisé, « afin d’éviter la montée de haine homophobe ».